Archive | septembre 13, 2012

Action 1 : La Journée de Lancement

Atelier « crêpes en goguette »

La journée de lancement de l’Université rurale a connu un franc succès, tant au niveau de la participation que de l’organisation. Elus, institutionnels, partenaires financiers et producteurs ont répondu présents. L’organisation et la forme de la journée ont permis de satisfaire les attentes du public, entre animations, spectacle et après-midi plus studieuse, tout le monde a trouvé son compte. Les stands du Pays (équipe technique, Conseil de Développement et DTA) ont  pleinement joué leur rôle puisque les outils élaborés ont permis d’identifier des acteurs et initiatives ou de confirmer la participation de certains aux groupes de réflexion proposés par l’Université. Enfin, le Pays par son dynamisme, a su créer un lien privilégié avec les partenaires et plus particulièrement avec la municipalité de Jarnages et son association « Vivre à Jarnages ».

Cette première journée a permis d’éclairer les participants sur les différentes actions au programme de l’Université rurale « circuits courts et ressources locales » et plus largement d’initier le tissage d’un réseau de personnes sensibles à la thématique, un réseau composé aussi bien de professionnels que de particuliers.

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Retour sur le stand de l’université rurale lors de la journée de lancement

Nous avions mis en place un tableau pour rendre visibles les 3 thèmes de travail et répertorier des initiatives et participants potentiels pour les ateliers. Le tableau permettait de les inscrire dans un cycle qui va de la production à la gestion des déchets en passant par la transformation, le transport, la distribution et la consommation. Le marché et le public qu’il attire a favorisé des retours concernant presque exclusivement le thème de la rencontre entre l’offre et la demande. En parallèle des formulaires de « caftage » ont été distribués.

Ainsi, quelques acteurs et pratiques assez inattendus ont été repérés ou « dénoncés » :

-Un retraité anglais, près de Pionnat, ancien professeur de biologie à l’université et fondu de permaculture qui cultive une grande surface de potager pour sa consommation personnelle. Prévoyant d’avoir une surproduction significative à partir de l’année prochaine, il envisage de fournir un des derniers commerces de proximité de son village : une boucherie charcuterie qui peine à tenir et se voit contrainte de diversifier son offre (épicerie, etc.)

-Gabriel du Rivau, membre d’une l’association APPL (Association Pour le Patrimoine de Lupersat) : l’association est en train de mettre en place une exposition pour l’été 2013 sur le thème suivant : « SE NOURRIR, un enjeu vital pour une communauté rurale dans les année 1900 ». Plonger à une époque où les circuits étaient majoritairement courts peut effectivement alimenter la réflexion. Dans ce projet, des agriculteurs (production de diverses variétés de blés anciens par exemple) et des écoles (liens vers la cantine?) sont déjà intégrés.

-Un retraité de Gouzon passionné de potager : un petit réseau de proches achète des graines et des plants, il les cultive et redistribue la production à ce réseau. Les consommateurs (jardiniers par procuration) sont pour la plupart des cinquantenaires très occupés par le travaille et/ou qui voyagent souvent et ne peuvent pas gérer leur propre potager.

-Pour le bout de la chaîne, c’est-à-dire la gestion des déchets en circuit court, un agriculteur et éleveur bovin près de Chénérailles s’est mis à la méthanisation (construction ARIA).

Au fil des discussions nous avons pu également glaner quelques références, idées et pistes de travail :

-Le système de paniers n’est pas compatible avec le mode vie des résidents secondaire, pourquoi ne pas réfléchir à des « paniers d’été » et pourquoi pas des paniers avec en supplément des conserves (produits transformés) à ramener chez soit pour l’hiver, à Paris, Lyon, etc. ?

-Le lycée agricole d’Ahun un lieu pour expérimenter un atelier de transformation de légumes pour les maraîchers locaux, prototyper un outil mutuel (ça peut être une solution notamment pour les cantine qui ne peuvent acheter que des légumes épluchés). Le lycée agricole de Limoges des Vaseix aurait déjà mis en place un atelier viande sur ce modèle.

-Des groupements d’achats ont émergés dont certains membres habitent sur le territoire du Pays Combraille en Marche : « L’assiette creuse » sur Champagnat et « La belle verte » davantage centré sur Aubusson et felletin.

-L’un des producteurs de safran présent sur la marché émet plusieurs hypothèses étant donné le nombre de producteurs de safran en Limousin et son augmentation (pas uniquement en Limousin d’ailleurs) : une appellation « safran du Limousin » pourrait devenir intéressante, ainsi qu’un laboratoire de transformation. En effet, l’essentiel des ventes (et du chiffre d’affaire) se fait sur les produits dérivés du safran (confitures, huiles, etc.).